Des Ligériens témoignent des violences policières à Saint-Etienne

Libérer la parole des victimes

Loiretv.fr était en direct de la conférence de presse au Sam 7 Coffee Show avec France 3, des Gilets jaunes, des témoins, un représentant des Street Medics 42, et un juriste.

Des Gilets jaunes stéphanois ont tenu à organiser une conférence de presse afin que des victimes de violences policières aient pu s’exprimer tour à tour. France 3 et Loiretv.fr ont répondu présent (voir notre direct d’une heure et 13 min ci-dessous). Conférence qui a eu lieu au Sam 7 Coffee Show, 8 rue de la Résistance à Saint-Etienne. Et c’est Fabrice Devésa qui a prit la parole en premier :

« Les discours du gouvernement qui, pendant des semaines et des mois, ont tenté de détruire simplement une colère populaire, une colère du peuple. On peut trouver que ce n’est pas normal. »

commence Fabrice Devésa, du média Sainté Debout. Il enchérit :

« La pire des violences vient du gouvernement. Ce sont les injustices. »

A 9min38, un père de famille prend la parole, David Lagrelle.

Le coup de gueule d’un père de famille agrémenté du Ministère de l’Intérieur

Ce papa de 3 enfants, Gilet jaune, possédant un agrément du Ministère de l’Intérieur, était présent à de nombreuses manifestations. Il était également là le samedi 22 décembre, lorsque ses enfants se sont retrouvés coincés dans la grande roue pendant que la fumée des gaz lacrymogènes envahissait l’espace.

Il évoque notamment un épisode devant Centre-Deux à Saint-Etienne où des « casseurs » auraient pu, selon lui, être rapidement maîtrisés par les forces de l’ordre.

« Quand il y a eu les débordements à Centre-Deux (…), j’ai voulu voir de mes propres yeux ce qui allait se passer. Ils (les « casseurs ») étaient cagoulés, des écharpes (…) Il y avait tout ce qu’il fallait pour les prendre sur le fait. Le problème : on a laissé faire ça pendant 25 min ! (…) On laisse les casseurs faire. »

Il a voulu filmer la scène et un CRS est intervenu :

« J’ai été mis en joute par un CRS (…), je n’avais rien, juste mon téléphone. (…) Je me suis mis à genoux et je lui ai dit : si tu veux tirer, tire ! »

Si cette fois-là, il échappe à un tir de flash-ball, le 29 décembre, David n’y a pas échappé.

Le 22 décembre, David passait un moment en famille, comme la plupart des stéphanois présents sur le marché de Noël.

« Je n’aurais pas emmené mes enfants si j’avais su qu’ils allaient gazer les enfants. (…) Aujourd’hui, ils ont un traumatisme. (…) Ce que je reproche : pourquoi on n’a pas fait évacuer tous les enfants qu’il y avait ? (…) Personne n’a été prévenu. Si jamais j’avais été prévenu, jamais j’aurais mis mes enfants en danger . »

Il ajoute :

« Aller gazer des enfants… La dernière fois, c’est Hitler qui a fait ça ! »

Il a porté plainte, et aujourd’hui il souhaite un dialogue avec les forces de l’ordre et ceux qu’il juge responsables de ces violences.

Mme Paci, témoigne également :

« On discrédite le mouvement par le biais de ces « casseurs » Je suis un peu choquée par rapport à ça. »

Une cagnotte en lien avec les Street Medics 42 pour l’association Soutien Gilets jaunes 42 a été créée pour soutenir les blessés.

Voir l’intégralité des témoignages :

[EN DIRECT] la conférence de presse en intégralité [Durée : 1h13]

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Liens utiles, sources, en savoir plus :

Rédaction : Leandro De Carvalho.
(c) Loiretv.fr - Mise à jour : 04/02/19 à 10h54
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